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Cela fait trois mois que la contestation se poursuit contre la réélection du président Loukachenko. A l’appel de Svetlana Tikhanovskaia, l’opposante principale, une grève générale avait été déclenchée le 26 octobre dernier. Mais le mouvement de protestation, face aux pressions, n’a pas débouché sur une paralysie de l’économie, en grande partie contrôlée par l’Etat. Le combat des syndicats biélorusses est de plus en plus difficile.

Arrestations, licenciements abusifs, ou amendes… C’est le quotidien difficile des syndicats qui soutiennent la grève. Alexandre Yarochouk, le chef des syndicats démocratiques, lui, n’a pas voulu prendre le risque.

« Notre syndicat n’a pas appelé à faire grève ni en octobre, ni en août, car on devait penser aux travailleurs. Plus de 100 personnes dans notre syndicat ont été licenciés depuis le 26 octobre. J’ai aussi des informations selon lesquelles il y aurait des poursuites judiciaires contre ceux qui ont quand même fait grève. Donc c’est notre responsabilité de protéger nos salariés. »

En Biélorussie, c’est illégal pour un syndicat d’appeler à une grève générale pour des raisons politiques. Le risque ? Jusqu’à deux ans de prison ferme pour les organisateurs. Seules les grèves pour des raisons « socio-économiques » sont tolérées mais en pratique elles sont impossibles à déclarer.

Economie paralysée ?

Mais cela n’a pas empêché des comités de grèves dans de nombreuses usines et entreprises d’État. Alexandre Boukhvostov, président du syndicat des métallurgistes, soutient la grève et croit que bientôt, l’économie sera paralysée. « Le fait que les salariés des usines se soient organisés de façon indépendante a provoqué la colère du gouvernement. Il a commencé à licencier des salariés et des spécialistes importants. Bientôt, les entreprises arrêteront de fonctionner car il n’y aura plus personne à virer ! »

De son côté, le président Loukachenko, soutenu par Moscou, n’a montré aucune intention de céder pour le moment.

Source : RFI

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